
Inte Pharm
Philippe Bloch, directeur commercial :
"le nouveau bioréacteur séduit déjà de nombreux laboratoires"
Un modèle expérimental de greffe de fémur chez la souris
Des chercheurs de l'Institut d'Immunologie Médicale (IMI) à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) ont développé un modèle
expérimental de greffe de fémur vascularisé chez la souris. Les résultats de recherche des docteurs Zhanzhuo Li et Alain
Le Moine ont été publiés dans la revue Société Américaine de Transplantation (AST) Selon les auteurs, une administration
brève d'immunosuppresseurs (association d'anticorps) permet au receveur de développer une tolérance robuste et durable à
l'égard du greffon. Un des mécanismes impliqués semble être lié à la présence de cellules souches hématopoÏétiques dans
le greffon. Ces cellules souches issues du fémur colonisent le receveur en créant un état de chimérisme et éduquent ainsi
le système immunitaire, prévenant le rejet. La nouveauté de ce concept déjà connu réside dans le fait que la greffe
vascularisée d'un os qui contient de la moelle osseuse constitue une source constante de cellules "tolérogéniques"
Associée à un simple traitement immunosuppresseur limité à la période opératoire, elle permet d'induire une tolérance
robuste d'allogreffe de tissu composite. En termes d'applications cliniques, cette méthode pourrait représenter une
solution alternative à l'injection intraveineuse de cellules souches qui n'induit pas en effet de chimérisme stable chez
le receveur si ce n'est après un conditionnement lourd qui n'est pas souhaitable chez le patient en attente de greffe
d'organe solide (communiqué du 16/12/08. Image : ULB, Campus de Solbosch par Adrien Antoniol)