Spécial Biotechs
Retrouvez la cartographie des sociétés de biotechnologies en France, Belgique, Suisse ; les coordonnées des sociétés, leurs activités et produits en phases cliniques.
Un outil indispensable pour savoir qui fait quoi, et où ? Tarif indiqué : 190 € TTC.
Changement d'exécutif chez Genzyme France

En ce début de rentrée 2010, une nouvelle page se prépare pour le laboratoire Genzyme.
En pleine tempête - dans un verre d'eau - face aux appétits de Sanofi
Aventis, Frédéric Turner, président de Genzyme France, vient d'annoncer son départ de la filiale française mardi 31 août. Globe trotter de coeur et binational de naissance -
son père est écossais et sa mère française - Frédéric Turner présidera désormais aux destinées du laboratoire dans les pays d'Amérique latine. D'un humour truculent
mais toujours soigné, ce gentleman franco-écossais n'hésite pas à employer le baisemain auprès de la gent féminine. Attitude noble et... rare de nos jours. On savait
que les pdg étaient globalement rompus aux relations interpersonnelles, mais de là à pratiquer la politesse de haute volée, digne du Guide du Protocole et des Usages
du Duc de Brissac, ce geste relève admirablement d'une marque de fabrique.
De l'International, Frédéric Turner n'en a jamais caché son désir. Dès l'âge de 5 ans, son grand-père le confortait malicieusement dans une certaine autonomie.
C'est peut-être lui d'ailleurs qui est à l'origine de son goût pour la liberté de faire et le droit à la différence. Sa fibre écossaise chatouillait déjà son voeu
d'autonomie pendant que l'esprit français lui intimait d'obéir. Très vite il réalisa que les ajustements étaient nombreux entre les cultures et que de
n'importe quel système, il n'en ressortait jamais de réponse idéale.
"Nous sentons vite que nous sommes plus contraints par des conventions héritées du passé
que par de vraies impossibilités confiait-il à
Biotechs Actualités Pharma en mars 2008.
C'est ce que j'aime dans les mélanges..."
Impossible est un mot en effet qu'il rechigne à écrire dans son agenda. Après avoir rejoint Genzyme en 1996 en tant que directeur financier, qu'il quittera un
temps pour mieux y revenir en 1999, il passera d'un poste de membre de la direction française à un niveau européen, et participera de manière décisive,
à l'implantation et à la construction de Genzyme sur le continent. Le cumul des responsabilités ne l'a pas effrayé outre mesure : à ses tâches financières se
sont ajoutées celles des ressources humaines, puis, moins drôle mais tout aussi décisives ; le juridique. L'administration, mère de tous les maux, s'inscrit
également au tableau sans oublier les réseaux d'information ; "ce qui coûte le plus cher après l'ignorance des hommes" selon J-F. Kennedy...
Une chose est sûre ; en 2002 les rênes de Genzyme France sont tenues fermes, et avec son équipe dont Pascal Reber est le maître d'oeuvre, il hissera l'entité
hexagonale au premier rang des filiales du groupe. Point d'orgue de cette fulgurante maîtrise pratiquée montre en main ; la récente inauguration en 2010 de
l'unité de bioproduction flambant neuve située dans le quartier des biotechnologies à Lyon Gerland. Un investissement d'une centaine de millions d'euros, qui
restera assurément dans les annales. L'unité de Gerland traduit surtout et très concrètement l'épopée à succès d'une histoire locale dorénavant à vocation
mondiale. Les scientifiques lyonnais ont créé Thymoglobuline, Genzyme l'a fait.
Autre domaine, celui de la thérapie cellulaire. A partir d'un brevet issu de la recherche publique française, la société Myosix implantée au coeur de l'hôpital
Saint-Louis à Paris, a trouvé son mécène pour fournir en lots de myoblastes tous les laboratoires soutenus par l'AFM en lutte contre les myopathies les plus
sordides. Ce sont aussi des partenariats construits avec la société de biotechnologie nantaise Tc Land pour la mise au point de biomarqueurs ou encore Fovea pour
la R&D de nouveaux traitements de certaines maladies rétiniennes...
Merci monsieur Termeer d'avoir approuvé le choix de la France pour cet investissement décennal, et merci monsieur Turner d'avoir écrit et contribué au succès de
la biotechnologie française !
Christian Deleuze prend la tête de Genzyme France

Christian Deleuze succède à Frédéric Turner à compter du 1er septembre en tant que président de Genzyme France et Afrique du nord.
Ce docteur en médecine a
travaillé au sein de l'équipe médicale de Bayer Pharma, puis poursuivi son parcours au sein de Pharmacia et Pfizer où il était en charge du médicament Celebrex.
Fort d'une expérience de 15 années dans l'industrie pharmaceutique, Christian Deleuze s'est également investi dans la formation où il assure depuis plusieurs
années une mission de professeur associé aux écoles, comme l'Essec ou Hec. Depuis juin 2003, il était responsable de Sankyo Pharma, puis de Daiichi Sankyo
France, filiale qu'il a créée au sein du 15ème groupe pharmaceutique mondial basé au Japon.
Frédéric Turner n'a pas manqué de saluer "cet homme de grande
humanité et droiture", ainsi que de rappeler "son engagement pour la cause de la maladie orpheline il y a 7 ans chez Genzyme". Un retour aux sources qui s'annonce
prometteur pour la suite des opérations.
Le LFB renforce ses approvisionnements en plasma en Autriche et en Tchéquie
Le groupe LFB a annoncé hier depuis son siège aux Ulis (78) avoir entamé un processus d'acquisition de 7 centres de collecte de plasma situés en Autriche et 1
en Tchéquie, réalisant au total près de 20 M. € de chiffre d'affaires avec 165 salariés. Les sociétés Humanplasma Gmbh, KMS Plasmaservice Gmbh et SMK
Plasmaholding Gmbh présentent toutes les meilleures garanties européennes de qualité et de sécurité dans le domaine de la collecte du plasma. Afin de satisfaire
la croissance mondiale en médicaments dérivés de ce plasma (MDP), indispensables à la vie des personnes frappées de maladies graves et parfois très rares, les
responsables du groupe ont ainsi décidé de sécuriser les sources d'approvisionnements additionnelles sur un plan local.
Fidèle à ses engagements éthiques, le LFB n'utilisera pas ce plasma pour la fabrication de médicaments destinés au marché français ; la collecte du sang en
France étant en effet assurée exclusivement par l'Etablissement Français du Sang (EFS) avec en contre-partie l'obligation faite au LFB de couvrir en totalité, et
de servir en priorité, tous les besoins des hôpitaux français en produits sanguins labiles et MDP.
La conclusion de cette opération est subordonnée aux accords entre les deux groupes ainsi que le feu vert des autorités administratives autrichiennes et
françaises.
Communiqué en entier disponible
ici
Mettler Toledo améliore le pipetage simultané sans faire appel à la complexité robotique
Présent à Forum Labo & Biotech qui s'est tenu du 1 au 4 juin dernier à Paris, la société Mettler Toledo a présenté son nouveau système de pipetage manuel à l'attention des
chercheurs en laboratoire. Plus rapide dans la manipulation des fluides, le Liquidator 96 (image ci-contre) permet de remplir facilement des plaques de 96 à 384 puits sans
recourir aux automates qui en théorie sous-tendent un débit de plaques plus élevé. Les systèmes robotiques complexes sont en effet plus exigeants à la fois en
terme d'investissements mais aussi de temps ; deux éléments pas toujours évident à intégrer dans les budgets ni à insérer dans les plannings de formation.
D'un point de vue analytique, la pertinence des données statistiques dépend souvent de la précision du remplissage dans chaque puits avec exactement la même quantité de liquide.
Pour ce faire, le Liquidator 96 permet une distribution homogène grâce au réglage de la molette (en orange sur la photo) effectué directement sous le contrôle de l'utilisateur.
Le prélèvement s'effectue par l'intermédiaire du cône sans aucune variabilité entre les canaux, assurant ainsi un même volume d'échantillon dans chaque puits.
Le Liquidator 96 offre de multiples applications, que ce soit dans le cadre d'une opération cinétique à 96 puits nécessitant un démarrage immédiat et simultané
d'une expérience ou en particulier dans la recherche génomique où les plaques à 384 puits constituent une plate-forme très utilisée et augmentent par conséquent
le nombre d'études dans le cadre de la préparation d'expériences qPCR ou PCR en temps réel.
Vidéo disponible sur
http://www.mt.com/liquidator96/
Cônes de pipetage : Mettler Toledo exige la pureté à 100%
Tous les cônes de pipetage ne sont pas forcément identiques. Pour assurer des performances optimales et la réussite des expériences menées en laboratoire,
Mettler Toledo prend toutes les mesures pour garantir la plus haute qualité de ses cônes de pipetage. La gamme Rainin fait ainsi appel à
des résines pures en polypropylène vierge achetées sous formes de granules certifiés CFR21. Exempts de tous types de colorants ou d'additifs comme le détergent
DiHEMDA et l'agent de démoulage oléamide couramment utilisés par les fabricants de cônes de pipettes, ces derniers subissent de multiples étapes de contrôles.
Grâce à des méthodes comme la qPCR et des niveaux de sensibilité jusqu'à 10-9 Kunitz, même les plus infimes quantités de traces peuvent être détectées.
Ces méthodes étant appliquées à tous les contaminants possibles - ADN, DNase, endotoxines, inhibiteurs de PCR, matières organiques ou inorganiques à l'état de
traces -, les cônes Bioclean inertes apparaissent comme les plus sûrs du marché selon son fabricant.
La production s'effectue dans une salle propre de classe
100 000 où les procédures certifiées ISO 9001 garantissent l'élimination totale de composants bioactifs, et préservent ainsi les futurs échantillons de toutes
sources de contaminations inhérentes au produit dès son origine, indépendamment des mesures de sécurité prises par l'utilisateur au cours de son expérimentation.
Le LFB Biotechnologies et le canadien Thallion Pharma vont collaborer pour pour mettre au point deux anticorps monoclonaux
Champion des biotechnologies françaises, le groupe LFB via sa filiale LFB Biotechnologies, et Thallion Pharma, société canadienne basée à Montréal, ont annoncé
la signature d'un accord de développement et de commercialisation pour la mise au point d'un traitement contre les infections à Escherichia Coli
(ou Stec, c'est-à-dire produisant des vérotoxines) responsables de syndromes hémolytique et urémique survenant particulièrement chez les jeunes enfants et les
personnes âgées.
Le produit Shigamabs®, qui sera développé par Thallion et produit par le LFB Biotechnologies via Mabgène, correspond à une association de deux anticorps monoclonaux conçus
pour se lier spécifiquement et exclusivement aux Shiga-toxine 1 et Shiga-toxine 2 sécrétées par les bactéries de type Stec. Ces infections
touchent environ 314 000 personnes par an dans les pays industrialisés où aucun traitement n'est disponible à ce jour. Les anticorps Shigamabs®, administrés par
injection intraveineuse unique, se lient à leur toxine respective, et les neutralisent en formant un complexe absorbé et détruit par la rate et le foie. Jusqu'à
présent, Thallion a réalisé plusieurs études précliniques et quatre études de phase I. L'accord avec le LFB Biotechnologies prévoit un financement par ce dernier
de la quasi totalité du développement clinique avec des paiements d'étapes et des royautés sur les ventes futures. Le
Dr Allan Mandelzys, pdg de Thallion s'est
félicité
"de pouvoir compter sur un partenaire de qualité, expérimenté dans le développement d'anticorps monoclonaux et la commercialisation de médicaments
hospitaliers pour le traitement de maladies rares". Pour sa part,
Christian Béchon, pdg du groupe LFB s'est déclaré
"enthousiaste à la perspective de débuter
l'essai clinique de phase II en Amérique du Sud à partir du deuxième semestre 2010. Shigamabs® s'inscrit parfaitement dans notre stratégie d'élargissement du
portefeuille d'anticorps monoclonaux et répond à notre engagement dans le développement des médicaments pour lutter contre des maladies rares et graves".
Le groupe LFB figure parmi les premiers laboratoires biopharmaceutiques présents à l'hôpital en France avec 20 médicaments couvrant plus de 80 pathologies liées aux déficits
immunitaires, certaines maladies auto-immunes, les troubles de l'hémostase et les soins intensifs.
Communiqué disponible sur
http://www.lfb.fr/
Contrôle qualité : Millipore relève le défi des parvovirus

Annoncé lors de la 28ème conférence annuelle de la JP Morgan Healthcare Conference tenue début janvier à San Francisco aux Etats-Unis, la société Millipore a
confirmé mi-février le lancement de sa solution Viresolve Pro+ pour le marché français. Ce nouveau procédé reproductible permet l'élimination efficace des
parvovirus - ces virus qui figurent parmi les plus petits rencontrés dans la nature et aussi les plus difficiles à éliminer - d'un procédé de fabrication.
Les parvovirus sont souvent présents à des concentrations élevées dans les flux d'alimentation.
Disponible avec un circuit de filtration à usage unique, la solution Viresolve Pro+ a été conçue pour s'adapter aux procédés de production des anticorps
monoclonaux et des protéines thérapeutiques. Elle comprend entre autres un test d'intégrité breveté utilisant un gaz binaire (BGT) pour détecter la présence
de pores trop grands ou défauts susceptibles de compromettre les capacités de rétention du filtre et d'entraîner ainsi une contamination du produit fini. Face à
une réglementation exigeante, les fabricants sont tenus d'incorporer un nombre suffisant d'étapes d'élimination de virus afin de s'assurer que les produits sont
exempts de toute contamination virale. Ce test permet ainsi à l'utilisateur final une sauvegarde critique dans son processus de contrôle qualité.
"La sécurité virale est un problème de plus en plus crucial dans l'industrie biopharmaceutique et les récents incidents de contamination ont souligné
l'importance des solutions de sécurité pour nos clients" a déclaré Jean-Paul Mangeolle, président de la division Bioprocess de Millipore.
Plus de détails sur
http://www.millipore.com/virussafety/vrs1/viresolvepro
L'AFM prolonge son partenariat avec Myosix dans la délivrance gratuite de lots de myoblastes
L'Association française contre les myopathies (AFM) a annoncé fin janvier sa décision de prolonger son accord avec la société Myosix en 2010 pour la fourniture
gratuite de lots de myoblastes à l'attention des laboratoires de recherche qu'elle soutient. Toutes les équipes de recherche fondamentale ou préclinique qui le
voudront - 8 en France et 4 à l'étranger avec 88 lots de myoblastes produits en 2009 - pourront bénéficier du renouvellement de cet accord afin de développer
leurs projets dédiés aux traitement des maladies neuromusculaires. L'AFM, association d'utilité publique reconnue en 1976, entend ainsi accélérer le développement
des thérapies cellulaires pour les malades affectés de certaines dystrophies telles que Facio Scapulo Humérale (FSH) ou Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD et
DMD 1).
La société de biotechnologie Myosix, installée depuis 2006 au sein de la plate-forme des partenariats industriels de l'Hôpital Saint-Louis à Paris (Cf. Interview
de
Bruno Dalle, directeur scientifique et de production, dans Biotechs Actualités Pharma n°5/6 de décembre 2008), est en mesure de produire des lots de myoblastes de grade clinique ou de grade recherche
en condition GLP. Myosix collabore avec les personnels de l'établissement hospitalier qui dispose du plus grand laboratoire de thérapie cellulaire (LTC) au
sein de l'AP-HP représentant à lui seul environ 10% des greffes de cellules souches hématopoïétiques en France. Le LTC est dirigé par le docteur
Marc Benbunan
spécialiste de renom dans cette discipline (Cf. interview dans Biotechs Actualités Pharma n°8 de juillet 2009).
L' infrastructure de l'hôpital permet à Myosix de valoriser sa licence exclusive sur une technologie de culture de cellules souches musculaires adultes dont le
brevet est codétenu par l'AP-HP, l'Inserm et l'AFM.
Pour toute demande de lots de myoblastes, les laboratoires peuvent s'adresser à ; myoblastes(at)afm(point)genethon(point)fr
ou contact(at)myosix(point)com
Le LFB et Sanofi-Aventis vont collaborer dans le domaine de la bioproduction
A l'occasion du 4ème Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS) tenu au palais de l'Elysée lundi 26 octobre 2009, l'Etat s'est félicité du rapprochement
entre les deux principaux acteurs en biotechnologies de l'Hexagone pour une coopération industrielle dans le domaine de la bioproduction. Cette collaboration est
considérée comme un facteur structurant et une étape importante dans l'organisation des forces conjointes pour le tissu industriel français. Avec un
investissement de 200 M. € sur son site Biolaunch à Vitry-sur-Seine, Sanofi-Aventis devrait disposer de la première plate-forme de bioproduction du groupe dès
2012 (Cf. interview dans Biotechs Actualités Pharma n°8). De son côté, le LFB a engagé les travaux d'extension de capacités en lots cliniques et commerciaux de
sa filiale Mabgène avec une mise en service courant 2010. La coopération entre les deux sociétés se déclinera en deux volets : le premier sur l'utilisation
mutuelle des moyens de production de culture cellulaire et de purification de produits biologiques. Le second sera axé sur la réalisation commune de formations
professionnelles en bioproduction. "Acquérir une capacité propre de bioproduction est un enjeu essentiel pour les laboratoires pharmaceutiques français" a
déclaré Christian Lajoux, président de Sanofi-Aventis en France. Christian Béchon, président du LFB, s'est également félicité car "développer des installations
adaptées constitue un enjeu industriel stratégique pour la France". L'accord définitif devrait être signé dans les prochains mois.
Le magazine
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Responsables de sociétés de biotechnologies, Directeurs R&D, Chercheurs, Universitaires, Fournisseurs d'équipements et services,
chacun témoigne de son expérience et partage son analyse sur l'évolution des biotechnologies pharmaceutiques en France et dans le Monde.
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biologiques à venir, et rend compte des nouvelles techniques en bioproduction.